Là, tu seras toi, Là, tu seras, toi,
à l’abri du vieux marronnier
enfoui dans son feuillage.
Il faudra creuser, torcher les cailloux,
lessiver les souvenirs
avant de s’enfermer sous la neige de l’année,
dispersée en mille lessives du ciel,
en mille lectures oubliées de livres ouverts.
La neige perdra sa pâleur
pour retrouver des couleurs.
Le mortier des cendres d’un feu
déploiera tant de noblesse
que le froid s’apprivoisera
au milieu de la chaleur du dégel.

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